Malgré cette place privilégiée dans la demeure familiale, je n’avais jamais lu un roman de Jules Verne de ma vie !
Ce n’est qu’en décembre dernier que l’envie m’est venue, sans que je sache vraiment pourquoi.
J’ai donc acheté "le tour du monde en 80 jours" qui fait quand même partie des grands succès de l’auteur et dont les tenants et les aboutissants ne m'étaient pas inconnus !
Bon il faut l’avouer, le tour du monde en 80 jours pour moi, c’était surtout ça :
J’ai d’ailleurs été plus marqué par le générique que par les épisodes dont je n’ai aucun souvenir.
Est il besoin de résumer le livre ? Phileas Fogg, gentleman britannique fortuné à la rigueur toute mathématique, parie vingt mille livres contre quelques membres de son club, qu’il parviendra à effectuer le tour du monde en 80 jours. Il prend, dès le jour du pari, le premier train en partance de Londres, avec son tout nouveau serviteur : Jean Passepartout, pour effectuer une vraie course contre le temps.
La lecture du livre a vraiment été agréable. J’ai même été surpris par la modernité du roman. Le style est alerte. Les chapitres sont courts. L’action est privilégiée. Il s’agit pour Fogg de ne pas perdre de temps, aussi, l’auteur ne s’attarde t’il pas sur des descriptions inutiles. Les différents pays sont évoqués, juste assez pour dépayser le lecteur et quelques informations sur les sites traversés sont données mais sans lourdeur. On traverse une partie de l'empire britannique. On passe par l'Inde, Hong-Kong. Et on passe aussi par le Japon et les États Unis de ce temps là. J'ai été un peu surpris par un certain anti-américanisme. La démocratie américaine est un peu moqué par Verne. Le livre est aussi une vraie plongée dans le XIX siècle. Fogg paie toute ses dépenses en bank-notes. On voyage en bateau, en paquebot "à voile et à vapeur", à dos d'éléphant, en train à vapeur ou même en traineau à voile.
Bien sur, pour maintenir le lecteur en haleine, quelques aventures, sources de retard, perturbent le voyage, essentiellement d'ailleurs par le biais de Passepartout qui a le chic pour se mettre dans des situations délicates, mais aussi à cause de l’inspecteur Fix, convaincu que Fogg a volé une banque !
C'est vraiment un roman à lire. Je regretterais presque de ne pas l'avoir fait plus tôt. Alors peut-être un autre Jules Verne prochainement ?...

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