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Emilie...



Emilie et Arthur, son hérisson
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Feuillage

Dimanche 11 janvier 2009
Chez mes parents, il n’y avait pas de bibliothèque. Juste quelques livres entassés dans un placard. Les seuls livres qui étaient exposés, bien alignés sur une étagère du grand meuble du salon, étaient des romans de Jules Verne, avec leur belle couverture rouge…
Malgré cette place privilégiée dans la demeure familiale, je n’avais jamais lu un roman de Jules Verne de ma vie !
Ce n’est qu’en décembre dernier que l’envie m’est venue, sans que je sache vraiment pourquoi.
J’ai donc acheté "le tour du monde en 80 jours" qui fait quand même partie des grands succès de l’auteur et dont les tenants et les aboutissants ne m'étaient pas inconnus !

Bon il faut l’avouer, le tour du monde en 80 jours pour moi, c’était surtout ça :



J’ai d’ailleurs été plus marqué par le générique que par les épisodes dont je n’ai aucun souvenir.

Est il besoin de résumer le livre ? Phileas Fogg, gentleman britannique fortuné à la rigueur toute mathématique, parie vingt mille livres contre quelques membres de son club, qu’il parviendra à effectuer le tour du monde en 80 jours. Il prend, dès le jour du pari, le premier train en partance de Londres, avec son tout nouveau serviteur : Jean Passepartout, pour effectuer une vraie course contre le temps.

La lecture du livre a vraiment été agréable. J’ai même été surpris par la modernité du roman. Le style est alerte. Les chapitres sont courts. L’action est privilégiée. Il s’agit pour Fogg de ne pas perdre de temps, aussi, l’auteur ne s’attarde t’il pas sur des descriptions inutiles. Les différents pays sont évoqués, juste assez pour dépayser le lecteur et quelques informations sur les sites traversés sont données mais sans lourdeur. On traverse une partie de l'empire britannique. On passe par l'Inde, Hong-Kong. Et on passe aussi par le Japon et les États Unis de ce temps là. J'ai été un peu surpris par un certain anti-américanisme. La démocratie américaine est un peu moqué par Verne. Le livre est aussi une vraie plongée dans le XIX siècle. Fogg paie toute ses dépenses en bank-notes. On voyage en bateau, en paquebot  "à voile et à vapeur", à dos d'éléphant, en train à vapeur ou même en traineau à voile.  
Bien sur, pour maintenir le lecteur en haleine, quelques aventures, sources de retard, perturbent le voyage, essentiellement d'ailleurs par le biais de Passepartout qui a le chic pour se mettre dans des situations délicates, mais aussi à cause de l’inspecteur Fix, convaincu que Fogg a volé une banque !

C'est vraiment un roman à lire. Je regretterais presque de ne pas l'avoir fait plus tôt. Alors peut-être un autre Jules Verne prochainement ?...
Par le hérisson
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Mardi 30 décembre 2008
Je n'avais jamais lu Phèdre. C'est chose faite ! J'avoue que je n'ai pas été emporté par la trame dramatique mais bien plus par les alexandrins de Jean Racine. Cette musique des mots, c'est un vrai plaisir.

Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang;

Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le cœur d'une faible mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé:
C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé;
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine;
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.

De quoi m'ont profité mes inutiles soins?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins;
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché dans les feux, dans les larmes:
Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,

Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis-je? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?

Phèdre Acte II scène V



Par le hérisson
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Mardi 11 novembre 2008
Moïse vit seul avec son père, rue bleue à Paris. Sa mère est partie et son père, passablement déprimé, ne jure que par Popol, le frère de Moïse, qui est parti lui aussi. Moïse se débrouille tant bien que mal dans ce contexte familiale difficile. il fait régulièrement les courses en piquant des boites de conserve chez Monsieur Ibrahim, l'épicier arabe du coin. Monsieur Ibrahim va progressivement prendre Moïse son son aile et lui apprendre un peu à apprécier la vie...

Il m’est étrangement plus difficile de parler de ce livre que des deux précedents qui en fait le suivent dans Le Cycle de l'Invisible d'Eric Emmannuel Schmitt. C'est encore un livre très court, qui propose un dialogue, un moment de vie, entre un enfant plutôt futé et un adulte déjà âgé. Toujours beaucoup de tolérance dans le propos et le soucis d'expliquer la nécessité de combattre les préjugés.
Mais il me semble que le message passe moins bien que dans les deux autres livres ou peut-être est-il plus diffu ? Je ne sais pas trop. Peut être parce qu'il ne place pas les personnage dans un contexte aussi difficile que les deux autres. La mort pour oscar et la dame rose ou la guerre pour l'Enfant de Noé. Ici, même si la situation de Moïse est difficile, on ne ressent pas la même émotion. est ce une question d'histoire personnelle ? est ce que je suis moins réceptif ces temps ci ?
Pourtant il y a de beaux moments, le personnage de Monsieur Ibrahim est plutôt réussi et les quelques sages paroles qu'il délivre ne peuvent qu'emporter l'adhésion.

En particulier, j’aime bien l’idée que ce soit le sourire qui rende heureux. Que le sourire soit un outil du bonheur et pas seulement la simple réaction physique produite par une situation agréable. Le sourire comme signe d’une certaine façon d’aborder la vie en quelque sorte...

Le livre se laisse lire sans déplaisir. ça coule tout seul. Et il diffuse malgré tout un certain sentiment de sérénité. C'est peut être ça la différence avec les deux autres finalement. Là où les deux autres touchent le coeur, ce livre là s'attache à le caresser...

Par le hérisson
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Mardi 28 octobre 2008

Il s'agit ici du deuxième tome de la série dans l'édition française mais tout simplement de la suite du premier tome de l'édition originale. (Ce tome 2 commence donc directement au chapitre 25 ! Encore un livre divisé en deux de manière tout à fait discutable, ce qui explique la fin un peu abrubte du premier tome). Le récit reprend donc au moment ou Binabik et Simon sont partis se réfugier dans la forêt d'Haldéhort, poursuivis par une meute de loup blancs !


L'action va connaître plusieurs rebondissements qui permettent de maintenir le lecteur en haleine. La lecture est, de part ce simple élément, plus agréable que le premier tome qui avait tendance à s'étirer un peu dans les premiers chapitres, pour poser le cadre historique et les personnages, et lorsque Simon s'echapait du Hayolt, le grand château de son enfance. Dans ce second tome, on aura droit à deux courses poursuites dans la forêt d'Haldéhorte, à une rencontre avec une sorte de chaman, au siège épique d'une forteresse, et à un combat avec un dragon, entre autres aventures...


De nouveaux personnages vont faire leur apparition, pendant que d'autres vont s'affirmer. Binabik reste LE personnage sympatique du livre. Simon, le héros principal demande encore à être dévéloppé pour qu'il soit vraiment attachant. C'est peut être le reproche à faire à ce livre: Il manque un peu d'émotion et si l'on trouve les personnages sympathiques, leur psychologie a du mal à vraiment toucher le lecteur. On reste souvent spectateur sans réussir totalement à s'impliquer.


Il y a des moments un peu plus lents dans ce livre, mais pas trop longs et qui se justifient puisqu'ils permettent à l'intrigue générale d'avancer un peu. Si dans le premier tome, le lecteur pouvait se sentir tout aussi perdu que le héros dans le but de la quête, cette deuxième partie permet d'éclairer les choses et d'entrevoir ce qu'il s'agira de faire pour résoudre la situation de guerre et de conflit qui s'est installé dans le royaume de feu le Roi Jean. Le but de la quête s'installe clairement. On sait déjà au vu de la façon d'écrire de l'auteur, et du nombre de tome, qu'elle ne sera pas résolue avant longtemps !


Le Royaume prend par ailleurs de l'ampleur. On commence a bien appréhender les territoires et les jeux politiques. Intrigues, complots et trahisons sont au rendez vous. L'aspect moyenâgeux est bien rendu. L'esprit fantasy est bien présent mais l'auteur s'attache à se distinguer des élements trop balisés. Il n'y pas de trolls ou de gobelins. Les elfes sont remplacés par une race d'être assez étranges, les Sithis qui connaissent leur pendant maléfique: les Norns.


Bref, on a ici un livre de fantasy d'assez bonne facture qui sait créer et developper un monde original et qui arrive à maintenir son intérêt par moults rebondissements bienvenus même si on peut regretter un petit déficit au niveau des émotions.  Beaucoup de questions se posent et l'intrigue n'en est enf ait qu'à ses débuts. Il reste encore six tomes pour la résoudre... ça peut paraitre long mais au fond, beaucoup moins que certaines séries qui s'étirent sans jamais connaitre de fin !


Par le hérisson
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Lundi 20 octobre 2008
Voici donc la seconde partie du premier mouvement de cette symphonie.
 
Quand on lit un peu de fantasy, on se rend compte qu’on est souvent pris au piège des éditeurs qui n’ont aucun complexe à découper, quelques fois de manière abrupte, un livre publié d’un seul tenant dans sa version originale. C’est le cas ici. Ce deuxième tome commence donc sans transition au chapitre 28.

On retrouve bien entendu les héros que l’on a suivi tout au long de la première partie, Achmed l’assassin Dhracien, Grunthor le géant Firbolg et Rhapsody la baptistrelle…
D’autres personnages s’imposent très vite dans l’histoire dont Jo, un autre personnage féminin.

L’histoire se lit avec aisance. Le style d’Elizabeth Hayden est des plus fluides. (On pourrait assez facilement comparer cet auteur à Terry Goodkind). Les dialogues sont notamment écrits dans un style très moderne, souvent avec un peu d'humour, ce qui rend les personnages très accessibles.  Mais cela se fait au détriment d’un certain lyrisme que l’écriture classique d’un Tolkien permet tout de suite de trouver.

Le background historique qui pouvait sembler un peu complexe au départ devient familier et plus simple à appréhender. Le livre est assez équilibré. Les moments d'actions, de stratégies politique, développant la toile de fond historique ou s'attachant à la psychologie des personnages, s'agencent assez bien.
Cependant il n’y a pas vraiment de quête très identifiée comme dans le plus part des livres de fantasy, tout au moins pour l'instant.  Dans ce livre, il s’agit plutôt de personnages propulsés dans un monde différent de celui qu’ils connaissaient et qui vont s'y adapter et étant par ailleurs confrontés à des situations étranges et violentes qu’ils essaient de comprendre tant bien que mal. S'il y a bien « un grand méchant », il reste encore un personnage de second plan. L'intrigue principale, qui le concerne, ne se déroule que lentement.

On a donc un livre de fantasy honnête, plutôt dans la moyenne haute. Mais définitivement pas aussi grandiose que présenté.

Cela dit , il mérite au moins le détour pour deux raisons à mon sens :

- D'abord, comme je l'ai mentionné en parlant du premier tome, le personnage principal est une femme, ce qui n'est pas si courant en fantasy où la part belle est souvent faite aux héros masculins qu'ils soient armés d'épées ou de pouvoirs magiques... Rhapsody me paraissait un peu trop fragile et trop prompte à reclamer la protection de ses deux acolytes pendant le premier tome en particulier lors de leur voyage souterrain. Mais elle tend à s'affirmer et devient plus combative et déterminée dans la deuxième partie. L'auteur ne peut manifestement pas s'empêcher de lui attribuer un instinct maternel quasi maladif. Cependant Jo, l'autre personnage féminin est un peu plus « brut de décoffrage » et permet d'équilibrer cet aspect des choses. On a donc pas une vision monolithique de la «féminité » qui laisserait penser qu'être une femme c'est avant tout être mère ! Ouf !  

- Ensuite, le livre fait la part belle aux monstres, ici, les Bolgs, que l’on voit s’organiser en nation sous la coupe d’Achmed. Ces monstres ne sont pas les grands méchants de l’histoire… Souvent en fantasy, les choses sont très balisées et les trolls ou autres gobelins sont foncièrement mauvais. Mauvais par nature. Ce n’est pas le cas ici où les monstres sont plutôt victimes de la cruauté et des préjugés de la communauté humaine. Monstres et hommes peuvent tous se montrer cruels ou bons. Malgré cela, et presque malheureusement, le grand méchant, lui, semble bien être méchant par nature...

Ces deux aspects confèrent une certaine originalité au livre ou en tout cas une vision de la fantasy qui se veut un peu différente et originale.

Je lirais certainement la suite........ quand elle paraîtra en poche...

Par le hérisson
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Vendredi 10 octobre 2008
En français cette fois ci !..

L’année dernière, lors de sa sortie, j’étais allé de bon matin chercher un exemplaire de l’édition anglaise que j’avais pris un malin plaisir à lire tout le week-end. Je n’avais rien fait d’autre que ça., incapable de me décrocher du livre tant j’avais envie de savoir comment allait finir les aventures du petit sorcier. Je n’avais pas été déçu, malgré les quelques facilités utilisées par l’auteur à certains moments (un simple accio pour obtenir un livre rare sur les horcruxes par exemple ?! – Ron qui arrive à parler fourchelang !?… ).  
J’avais trouvé, et je trouve encore, que l’exercice est globalement plutôt réussit. L’ensemble des questionnements trouve une réponse. L’ensemble des fils d’intrigues lancés à travers les tomes précédents sont réunies pour créer une trame cohérente, en plus de l’intrigue propre à ce tome (les reliques de la mort). On retrouve le monde magique et maintenant familier que l’auteur a su créer avec talent. On retrouve surtout ce qui fait à mon sens le principal intérêt de cette série: une écriture à la fois simple et sensible et qui délivre un message éducatif assez positif. La nécessité de l’intégrité, de l’effort, la défiance face aux idées toutes faites et aux jugements trop simplistes sur les personnes sont à nouveau soulignées dans ce tome. Les personnages de Dumbeldore et de Rogue sont relativisés, nuancés, comme l’ont été le père de Harry et Sirius dans les tomes précédents.

Il y a de vrais moments d’émotions dans ce livre même si l’on peut trouver qu’ils sont  parfois un peu « faciles ». Que voulez vous, on ne se refait pas. : Le passage concernant Doby m’a touché, le chapitre qui concerne Rogue m’a touché (j’étais assez satisfait de voir que ce personnage avait pris le tour que j'avais imaginé). Le passage de la trêve quand les deux camps comptent leurs morts et le moment où Harry se rend dans la forêt interdite pour affronter Voldemort m’a touché... Rowling sait toucher au coeur, en totu cas pour ce qui me concerne...

La lecture en français a essentiellement consisté à retrouver un univers que j’aime particulièrement bien et à vérifier que j’avais bien compris l’ensemble des subtilités de l’intrigue lors de la lecture en anglais. (Et c'était le cas :-) )
Le seul point qui m’intrigue est que l’émotion ne s’est pas forcément placée aux mêmes endroits que lors de la lecture en version originale. Et je ne saurais dire si cela est dû au fait que c’était une relecture ou du fait de la langue en elle-même …
Un regret cependant sur l’édition en français. Quelques tournures de phrases malhabiles de la part du traducteur. (Peut-être un peu trop pressé par l’éditeur ? …)

Par le hérisson
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Jeudi 2 octobre 2008
Simon est un jeune orphelin qui vit au château du Hayholt. Il aide les chambrière et l'intendante en chef aux menus travaux. Par un heureux hasard, il va devenir l'apprenti de Morgénès, un vieux sage qui semble s'y connaitre en magie.
Malheureusement, le monde qui avait fait son quotidien durant ses jeunes années va vite être boulversé quand Elias, fils ainé du Roi Jean, va succéder à son père. Complots, conflits: le nouveau roi, et Pryrate, son conseiller, semblent mener le royaume d'une tout autre façon que le sage et valeureux roi Jean...

Il est très difficle de résumer le livre sans en dévoiler les nombreux rebondissements. C'est un livre de fantasy de facture au départ très classique : Un jeune garçon pris malgré lui dans des intrigues qui le dépassent et qui va devoir effetuer une quête pour s'en sortir ... Comme souvent en fantasy, il s'agit d'une première partie d'une histoire à suivre. Il y a 8 tomes au total !
 
Les premiers chapitres installent doucement le personnage de Simon tout en posant un cadre historique et les premier éléments d' une intrigue qui pique la curiosité et incite à continuer la lecture. Les personages sont assez balisés : le jeune apprenti, le vieux sage, le magicien malveillant, le roi corrompu etc... mais l'action arrive assez vite et on suit l'histoire sans bouder son plaisir.
Ce tome est divisé en deux partie. La seconde est un peu fastidieuse au tout début mais trouve un ryhtme de croisière ensuite en introduisant notamment un personnage assez original : Binabik, un petit troll qui se déplace à dos de louve...

Le livre est assez plaisant pour qu'on est envie de lire la suite...
Malgré tout, on pourra regretter quelques tournures de phrases assez malheureuses. Mais je ne sais pas s'il faut le reprocher à l'auteur ou au traducteur...

A suivre donc !


Par le hérisson
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Dimanche 21 septembre 2008
Le résumé du quatrième de couverture:
Tandis qu'elle enfile les rues d'Easton à toute allure pour fuir les hommes de Michael, un ancien amant devenu baron de la pègre locale, Rhapsody butte sur deux étranges personnages, qui l'aideront à régler son problème de façon... définitive. Ce qu'elle ignore, c'est qu'Achmed le Serpent et Grunthor, le géant Firbolg, sont eux-mêmes confrontés à une situation autrement périlleuse. Aussi, lorsqu'ils l'entraînent dans un voyage au coeur de la Terre le long des racines de Sagia, l'Arbre-Monde, Rhapsody se demande si elle n'a pas fait preuve d'un excès de confiance...

Il n'est pas toujours aisé de trouver de bos livres de fantasy. Il y a un nombre assez conséquent d'auteurs et de séries composées de plusieurs tomes, et je ne sais jamais quoi choisir. Pour ce livre, j'ai fait confiance au site elbakin.net qui est parfois de bon conseil. En achetant le livre j'ai remarqué que le quatrième de couverture contenait aussi ce commentaire critique émanant oh surprise ! du site elbakin.net : " Un roman extrèmement solide, qui augure d'un trilogie grandiose."

Après la lecture de ce premier tome je me suis demandé ce qui justifiait une critique aussi dythirambique !
Certes, les personnages sont sympathiques, voir même attachants, en particulier pour Grunthor le géant Firbolg. Mais ils sont passablement caricaturaux quand même.
Certes, on est assez rapidement pris dans l'action. Mais celle-ci s'enlise, voir se perd un peu au moment du voyage au coeur de la terre, même si on comprend ensuite que cette longueur est nécessaire..
Certes, l'intrigue et le monde qui est décrit semble très pensé, très construit, mais il semble bien complexe et il est difficile d'en comprendre tous les aspects sans s'y reprendre à deux fois.

Du coup, mon impression du livre est beaucoup plus nuancée que celle d'Elbakin.net. Heureusement, l'écriture d'Elysabeth Haydon est fluide et incite à continuer la lecture. Elle a par ailleurs su créer un personnage original : une baptistrelle, c'est à dire une barde dont le chant est magique et qui lui permet de soigner, et de transformer la réalité. (Il s'agit là d'un personnage très certainement proche de l'auteur qui est elle même chanteuse et harpiste.)

Bref, toute la question avec ce livre, c'est de savoir si la suite permettra de vraiment remporter l'adhésion. Car il s'interrompt brutalement au 27ème chapitre. Il n'est en fait que la premiere partie du premier mouvement de l'histoire qui devrait en compter trois au final.

Avis réservé donc...

Par le hérisson
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Vendredi 19 septembre 2008
Sur le Disque Monde, les mages sont des huitième fils de huitième fils. Sur le point de mourrir, un mage va donc se rendre dans un petit village perdus dans les montagnes du bélier, pour trouver un enfant qui satisfait à ce critère. Or il s'avère que le petit bébé auquel il donne son bourdon et tous ses pouvoir est .... une fille !...
Dans un premier temps, la petite Eskarina va être confié aux bons soins de Mémé Ciredutemps, une sorcière qui va tenter de l'initier à la seule magie qu'une femme se doit de maitriser: la sorcellerie. Mais, constatant que cela ne suffit pas, et bien malgré elle, la vielle sorcière va devoir se résoudre à quitter ses montagnes pour emmener la petit fille à l'IUniversité de l'Invisible afin qu'elle y suive une vrai formation de mage, un magie normalement réservé aux hommes...

Pas de surprise quand à l'univers un peu décalé et humoristique du Disque Monde. Terry Pratchet conserve une écriture enlevé et drôlatique tout en menant un récit bien construit. On s'amuse à suivre les aventures de Mémé Ciredutemps, empêtré dans un situation dont elle se serait bien passé. Le personnage est des plus sympathique et vaut vraiment le détour.
L'histoire permet gentiment de s'amuser des remèdes des médécines douces jouant sur l'effet placébo (la têtologie !). Surtout il dénonce gentiment les préjugés et conservatisme dans les rapports hommes/femmes...
ça se laisse lire tout seul et on passe un bon moment...

Par le hérisson
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