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Emilie et Arthur, son hérisson
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Clairière

Samedi 7 mars 2009
L’histoire d’un militant de la cause homosexuelle, devenu le premier élu ouvertement gay aux Etats Unis.
Quand le film débute, Harvey Milk fête ses quarante ans. C’est ce jour là qu’il rencontre un beau garçon dans le métro : Scott. Harvey, c’est un financier de New York, apparemment bon dans sa partie, mais insatisfait par sa vie personnelle. Il a besoin de changement et va essayer de le susciter à San Francisco…

Le film, c'est les années soixante dix aux Etats Unis, le climat ouvertement homophobe qui y règne avec les descentes de police dans les bars, les coups qui pleuvent et qui quelques fois provoquent la mort des victimes, les insultes et les discriminations. C’est aussi la constitution progressive à la fois d’un quartier et d’une communauté dans la ville de San Francisco, et le parcours d’un homme qui milite avec d’autres pour que la société change.

J’ai trouvé que c’était un film touchant. Un bel hommage au militant qu’a été Harvey Milk et aussi à ceux qui l’ont accompagné. Un film intéressant pour mettre en perspective l’émergence du mouvement gay américain, pour mieux comprendre pourquoi et comment les choses se sont organisées à ce moment là.
Enfin, en tant que gay, le film m’a aussi interrogé sur ma propre attitude, mes propres prises de position. Qu’est ce que j’aurais fait à ce moment là ? Comment je me positionne maintenant sur ces questions …. Et là c’est tout de suite plus compliqué …
Mais au moins le film joue son rôle, il interroge, il questionne, il touche aussi … Un film qui vaut le détour quoi !…

Par le hérisson
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Lundi 26 janvier 2009
Comme je ne travaille pas aujourd'hui , je me suis autorisé hier soir, à regarder ce film qui passait en deuxième partie de soirée. C'est un film de François Ozon, sorti en 2005.
 
L'histoire, c'est celle de Romain, un jeune photographe qui est pris d'un malaise lors d'une séance photo. Après quelques examens, on lui apprend qu'il a un cancer généralisé. Il ne lui reste que quelques mois à vivre.
Le film, c'est la lente acceptation de la mort par Romain. Un processus qu'il opère seul puisqu'il ne dit son mal à personne à part sa grand mère paternelle, jouée par Jeanne Moreau. Ses parents, sa soeur, son petit ami, il les préserve. Il ne dit rien de sa maladie. Il essai de s'en séparer parfois sans ménagement, et de leur dire aussi ce qu'il peut encore de son attachement à eux.
Le film, c'est aussi la mémoire et le besoin de laisser une trace. Romain photographie encore, des souvenirs d'enfance surgissent parfois dans son esprit. Et la rencontre avec une femme, jouée par Valéria Bruni Tedeschi lui donne une occasion de survivre un peu à lui même.
Le film est beau, dans ses images, dans sa sobriété, dans la présence même de Melvil Poupaud. L'acteur, qui s'est manifestement beaucoup investi dans le rôle, y compris physiquement, est excellent.

Oui, je crois que c'est vraiment un beau film. Pas le genre de film qui vous fait pleurer à chaudes larmes mais plutôt qui vous laisse comme une empreinte sur le coeur. C'est un peu ce qui s'est passé pour moi en tout cas, parce que le film m'a un peu poursuivi cette nuit...A 3 heure du mat, je ne dormais pas et j'étais encore empli de ses images.... repensant à "Deux jours à tuer" que j'ai vu l'année dernière et qui traite du même sujet avec un parcours différent et plus radical du personnage principal, repensant à la scène finale qui se passe sur une plage et qui résonne un peu avec un autre film d'Ozon, "Sous le sable". La mer qui semble être importante et comme un lieu de transition chez le réalisateur... et me demandant ce que moi je ferais si j'étais confronté à la même situation...

Mais j'ai quand même fini par me rendormir.......

Par le hérisson
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Jeudi 25 décembre 2008
Lundi soir, ma maman et moi avions regardé Tootsie sur arté. Déjà vu, mais il y a longtemps et ça faisait plaisir de le revoir. En feuilletant son programme télé, j'avais pu constater avec bonheur que Victor Victoria serait diffusé le jeudi suivant. (Arté se la joue Noël chez les travestis cette année ou quoi ?) J'avais proposé l'idée à ma mère en lui disant que Victor Victoria, c'est presque l'inverse de Tootsie. Dans Tootsie c'est un homme qui se fait passer pour un femme alors que dans Victor Victoria, c'est un femme qui se fait passer pour un homme qui se fait passer pour un femme ! (les deux films sont étrangement sortis la même année, en 1982 !!)

Finalement, ce jeudi soir, nous avons bien regardé Victor Vicoria.  Je ne sais plus quand j'ai vu ce film pour la première fois. A 16/17 ans peut être. Il fait parti de ces films pour lesquels j'ai une affection particulière. Il joue avec les genres et traite avec humour et finesse de l'homosexualité, du coming out et du fait d'assumer une relation homosexuelle ou que l'on croit comme t'elle. Et puis le personnage de Toddy, joué par Robert Preston est assez attachant .

Victor Victoria est un film qui comporte plusieurs moments chantés. A mon sens, Le Jazz Hot est le meilleur !


Par le hérisson
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Jeudi 6 novembre 2008
Il me semble que cette Lola là, dans cette scène, avec son chapeau clac, fait écho à la Lola Lola de l'ange bleu (joué par Malène Dietrich bien sûr !)
Il me semble aussi mais je n'en suis pas sur, que c'est Lola Lola/Marlène Dietrich (et certainement pas cette Lola là !) qui se fait couper en morceau par Dutrouc dans Les demoiselles de Rochefort !


Par le hérisson
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Jeudi 6 novembre 2008
C’est en revenant du travail que j’ai entendu à la radio que le Katorza faisait une soirée Jacques Demy à l'occasion de l'a sortie en DVD d'une intégrale de ses films. En regardant le programme sur internet, j'ai directement choisi d’aller voir Lola.


Lola, c’est le premier long métrage de Jacques Demy.  C’est un film en noir et blanc tourné en juin/juillet 1960 à Nantes, avec Anouk Aimée et Marc Michel. Quand on aime un peu Jacques Demy, on sait bien l’importance de ce film et on sait aussi qu’on retrouvera le personnage de Roland Cassard, qui devient l’époux de Geneviève dans Les parapluies de Cherbourg alors que Guy est en Algérie.

J'avais peur de ne pas avoir de place alors je suis vite allé en ville en chercher une en prévente. Puis je me suis baladé en attendant l’heure du film. Une fois arrivé dans la salle, j’ai constaté que celle-ci n’était pas très grande (une vraie petite salle de cinéma d’antan) et qu’il n’était pas nécessaire de s’inquiéter.  Elle n’était pas remplie au début du film. Un groupe d’une bonne dizaine de gays s’était installé sur l’un des derniers rangs. Un autre gay s’est installé sur le rang devant moi. Y’en avait il d’autres que je n’ai pas repérés ?

Avant que le film ne débute, Rosalie Demy a dit quelques mots. Elle a succinctement présenté le film, a notamment expliqué qu’il avait d’abord été tourné sans son ,et que les dialogues avaient ensuite été post-synchronisés en studio. Elle a aussi parlé de Model Shop qui permet de retrouver le personnage de Lola, 8 ans plus tard, aux Etats-Unis…

Puis le film a débuté.
Roland Cassard est un garçon qui traine de petit boulot en petit boulot sans vraiment se donner la peine de les conserver. Il passe souvent dans un bar, tenu par une femme prénommée Claire. Un jour, il croise Lola, qui danse dans un cabaret et qu’il n’a pas revue depuis la guerre, quand elle portait encore des tresses… Il tombe (retombe ?) amoureux d’elle. Mais Lola, fréquente un marin américain qui lui rappelle son seul et unique amour, Michel, de qui elle a eu un enfant il y a 7/8 ans : Yvon.

Il faut dire que Lola est un film particulier, qui en quelque sorte, porte déjà en lui à la fois Les parapluies de Cherbourgs et Les demoiselles de Rochefort. Ou plutôt, c'est un peu comme si Les parapluies et Les demoiselles étaient composés de plusieurs caméos de Lola. C'est un peu comme si pour ces deux films, Jacques Demy avait mélangé les cartes, mélangés les situations et les personnages de Lola pour les redistribuer de manière différentes. Dans Lola, une multitude d'éléments font penser aux autres films. 

Roland Cassard bien sûr que l'ont retrouve dans Les Parapluies de Cherbourgs mais qui dans ce film là, fait un peu penser à Maxence le jeune marin qui finit son service militaire et a peint son idéal féminin dans les demoiselles de Rochefort. C'est particulièrement vrai dans son rapport à Claire, qui tient le bar. Elle, Claire, fait un peu penser au personnage d'Yvonne Garnier jouée par Danièle Darrieux, A ceci près que c'est Lola qui est en charge d'un enfant de 7 ans: Yvon qui fait penser à Boubou. Lola, c'est une peu une fusion entre les jumelles du même film. Lola est vive, légère, un peu superficielle. Elle pétille, elle minaude. Elle virvolte. Elle pleure. Elle rit. Elle vie en décalé, et est débordée d'un rien.  Impossible de ne pas penser en particulier à Françoise Dorléac... Anouk Aimée est vraiment formidable, et belle, dans ce rôle.
Madame Desnoyers elle, fait penser à Mme Emery, la mère de Geneviève dans les parapluies de cherbourg. Certains plans qui la mettent en scène sont quasiment les mêmes que dans Les parapluies...Notamment lors du diner avec Roland Cassard.
D'autres plans du film rappellent d'ailleurs Les parapluies quand Roland accompagne Lola. Et il y a la musique aussi bien sûr...
Et puis il y a les marins, les filles en guepières, les stations services, la mention du carnaval, la fête foraine... Tout est déjà là ... y compris cette façon qu'à Jacques Demy de faire se croiser les personnages et les destins.


Lola, c'est un peu comme une vaste répétition des films qui vont suivre. Mais pas un brouillon. C'est un vrai film réussi, maîtrisé, attachant jusque dans le coté un peu forcé et désuet du jeu de certains acteurs.

En prime, en guest Star, il y a Nantes. Voir le film, c'est voir la ville 48 ans plus tôt ; C'est voir la place royale complètement pavée et laissée aux voitures ; C'est voir le cours Saint Pierre avec des arbres tout juste plantés ; C'est voir la rue du calvaire qui n’a finalement pas vraiment changée ; C'est voir les rails, les halls et les grues d'un port encore actif et dont il n'existe aujourd'hui que des traces ; C'est voir le passage Pommeray et ses boutiques alors qu’on vient tout juste de le traverser ; C'est voir Roland Cassard aller voir un film au cinéma Le Katorza, cinéma dans lequel on se trouve nous même !

Lola c'était un moment de bonheur, un moment merveilleux. Du bonheur en pellicule ciné ! On finit le film sourire aux lèvres, avec une petite pointe d’amusement et de nostalgie dans le cœur.

Après la séance, la chanson de Lola trottait dans ma tête. Je suis rentré, en regrettant finalement de ne pas être resté pour voir Model Shop qui passait juste après !!! quel bêta je fais !!!
Et puis j'ai pensé à cette séquence du film « 17 fois Cécile Cassard », le film de Christophe Honoré dans lequel Romain Duris chante la chanson. 17 fois Cécile Cassard que j'ai vu Avec Roudy lors de notre première rencontre pendant le festival du film de La Rochelle. Il y a déjà plus de 6 ans de cela...
Par le hérisson
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Dimanche 2 novembre 2008
J'ai découvert ce film dans le cadre des Utopiales, le festival de science fiction de Nantes  et grâce à S. qui m'a gentiment invité.
Après avoir arpenté le hall et découvert quelques dessins originaux et parcouru les rayonnages de livres dédiés pour beaucoup à la fantasy, qui est un genre que j'apprécie. le tout en compagnie de L. , Nous nous sommes rendus dans une grande salle de cinéma appelée Dune où nous avons tout d'abord découvert 1 épisode de la série Regénesis qu'un garçon passablement hypocondriaque comme moi ne devrait finalement pas regarder. L. nous a quitté mais je suis resté avec S. pour voir un 2ème épisode de cette série avant de pouvoir voir ce manga : Evangelion.

Si j'ai bien compris, il s'agit ici de l'épisode 1/4 de l'adaptation pour le cinéma de la série Neon Genesis Evangelion, un manga créée en 1996 et qui a eu beaucoup de succès au Japon.

L'histoire est difficile à expliquer. Manifestement, l'humanité est confrontée à une invasion de géants destructeurs appelés les Anges et a créée de gigantesque robots, les EVA pour les combattre. Ceux ci sont pilotés par des adolescents dont le héros qui est un être très solitaire qui ne cesse de se demander pourquoi il se retrouve pilote et si tout cela à un sens.

Sur le site, le tout début du film est très bien résumé comme suit :
Shinji Ikari arrive à Tokyo 3, sur l’ordre de son père Gendo. Alors qu’il erre dans la ville, il est pris dans un feu croisé entre l’armée des Nations Unies et le quatrième Ange, Sachiel. Sauvé par le Lieutenant-colonel Misato Katsuragi, Shinji est rapatrié au quartier général du NERV, où il est enrôlé pour piloter Evangelion Unit-01 contre Sachiel...

C'est un film emprunt d'un climat étrange et parfois abscont pour le non initié que je suis. Il y a pas de mal références religieuses. On se pose beaucoup de question sur l'origine des anges. Sur les différentes organisations qui luttent contre eux. Des moments de combats assez toniques et des moments plus calmes et introspectifs emprunts de mélancolie, de poésie et d'humour alternent tout au long du film. (mention spéciale à une drolatique scène dans laquelle Shinji découvre un manchot dans l'appartement de Misato !)
Le personnage de Shinji est attachant. il se pose beaucoup de questions existentielles. Il est un peu torturé entre ses émotions et ses responsabilités.
Le film pose beaucoup de question et appelle une suite. C'était un moment vraiment étrange. Je n'arrive pas à savoir si j'ai vraiment aimé. J'ai plus été surpris je crois...  Mais j'ai apprécié l'immersion dans un monde totalement différent et original par rapport à ce que je connais ou ce que je vais voir d'habitude et ce d'autant plus que le film était en VOST.



A un moment du film, est évoqué le complexe du hérisson. et c'est là que je me suis souvenu ! Conrad alias Ibi avait fait un commentaire sur le tout premier article de mon blog en me parlant de ce personnage. Sur un autre article, un certain Rom1 avait donné la source de cet apologue qui est en fait dû à Arthur Schopenhauer.
Par le hérisson
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Mardi 28 octobre 2008
Il s'agit d'un DVD qui est sorti le 22 octobre dernier et que je me suis empressé d'acheter hier.
J'aime beaucoup le travail de Michel Ocelot. Kirikou et la sorcière, Princes et Princesses et Azur et Asmar m'ont vraiment enchanté. Ce DVD rassemble plusieurs courts métrages réalisés avant ces longs métrages.

Il comporte notamment Les trois inventeurs qui est un véritable chef d'oeuvre. J'avais très envie de le voir depuis que j'avais vu un extrait sur une page de ce site, et qui en propose un des moments les plus poétiques. Dans ce film, tout les personnages et décors sont fait en papiers découpés ou en papier dentelle. L'histoire se passe au XVIII. Trois inventeurs créent de jolies machines utiles. Mais les gens ne comprennent pas…
J'ai lu une interview sur le site de la cité des sciences (il est possible d'y voir jusqu'au 2 novembre quelques uns des courts métrages présent sur le DVD + une exposition). Michel ocelot y explique qu'il a pensé à différents inventeurs qui ont été chassés, tués et leurs inventions détruites, uniquement parce que les gens ont souvent peur de la nouveauté.
"J'ai pensé à Lavoisier, et à son épouse qui l'aidait (le Grand Inventeur et la Grande Inventrice ont leurs silhouettes), Lavoisier, guillotiné après qu'un juge lui ait déclaré : "La République n'a pas besoin de savants ".
Les trois inventeurs vaut vraiment le détour. Ce court métrage est tout simplement charmant à tout point de vu.


Le DVD comporte aussi d'autres courts métrages.

La princesse insensible.
Il s'agit en fait d'une petite série. Des princes essaient de distraire  une princesse qui semble ne jamais être touchée par les numéros qu'ils présentent pourtant avec talent dans son théâtre.
Là encore, la technique du papier découpé est utilisé. Chaque prince propose un petit spectacle. Des petits moments d'humour ou de poésie se succèdent. J'ai trouvé ça très touchant d'autant plus que je me souviens très bien avoir déjà vu certains des épisodes quand j'étais petit. (le prince jardinier et le sourcier notamment ..)

La légende du pauvre bossu.
Ici, il s'agit d'une histoire assez sombre et cruelle. Une princesse attend son prince sur un siège placé en hauteur dans un édifice moyen-ageux de type religieux. Différents princes aux riches atours se présentent en offrant des trésors. Un bossu essai aussi d'accéder à la princesse avec uniquement quelques fleurs mais il se fait frapper par les autres prétendants. L'un deux va même l'humilier en public et le bossu va devoir se défendre tant bien que mal. La fin dévoile le secret de la bosse...
Ce film est vraiment particulier. Il n'y a quasiment pas d'animation et pas de dialogue. Plusieurs dessins se succèdent pour raconter l'histoire qui est accompagné par une musique solennelle. Il est à la fois classique par son thème et original par la forme. Il est assez troublant. La fin est un vrai moment de poésie.

Icare – Le prince des joyaux – La belle fille et le sorcier et La bergère qui danse.
Ce sont des films qui comme pour Princes et Princesses utilisent la technique du théâtre d'ombres.
Icare fait manifestement partie de la série Ciné Si créée en 89 comme les séquences de Princes et Princesses. ce n'est pas le cas pour les trois autres qui font partie d'une série indépendante qui avait été regroupé en 92 sous le titre Les contes de la nuit.
Les quatre histoires sont vraiment agréable à regarder. Comme dans Princes et Princesse on retrouve des décors tout en détail et des silhouettes graciles, des histoires empruntes de beaucoup de poésie. C'est vraiment beau...
la seule question queje me pose est la suivante : Qu'est devenu le court intitulé "on ne saurait penser à tout" qui faisait partie de la série Ciné Si et qui n'a pas été reprise dans Princes et Princesses ni pour sur ce dvd ?

Earth Intruders
il s'agit tout simplement du clip créée pour la chanson de Björk et qui utilise aussi en grande partie  la technique du théâtre d'ombres.

L'invité (aux noces d'Azur et Asmar)
Il propose une petite suite à Azur et Asmar. Cette deuxième fin avait en fait été proposée par les enfants d'une classe de Beyrouth. Touché par le texte, Michel Ocelot à rassemblé l'équipe qui avait travaillé sur le film pour constituer un petit court métrage. Moyen oblige, le film n'est pas animé mais est constitué, un peu comme pour La légende du pauvre bossu, d'une succession de dessins, un peu comme une BD portée à l'écran. Les personnes qui ont prêté leur voix au personnages du film disent à nouveaux les dialogues. La séquence est réussie. Les dessins sont beaux. Et c'est une façon originale et agréable de poursuivre le plaisir pris avec le film.

Le DVD comporte enfin un bonus dans lequel Michel Ocelot explique quelque uns des secrets de fabrication de chacun des films.

J'imagine qu'après ce long billet, il n'est pas nécessaire de dire combien je suis convaincu par le travail de Michel Ocelot. Je ne peux que conseiller ce DVD à ceux qui ont aimés les longs métrages. Ces petits films peuvent être vu et revu sans lassitude. Il s sont vraiment réussis et emprunts chacun à leur façon, d'une sensibilité et d'une poésie remarquable...
Je suis vraiment fan !!!


Par le hérisson
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Dimanche 28 septembre 2008
Il aurait été difficile de ne pas entendre parler de ce film, relayé par des critiques toutes plus favorables les unes que les autres et précédé d'une palme d'or. Un brin de curiosité et un certain intérêt pour le thème abordé (L'école, L'éducation et les problèmes qui y sont liés...) m'ont incité à aller le voir.

J'étais des plus partagés en sortant de la salle. Ce n'est pas que ce film soit mauvais, loin de là. C'est juste que je ne comprend pas vraiment l'enthousiasme qu'il suscite.

On peut dire beaucoup de bonnes choses à son propos. Ce n'est pas un film ennuyeux. Il est certainement juste dans sa façon d'aborder la problèmatique de l'école. Il le fait même quelques fois avec une certaine subtilité.
Il est certainement très honnête dans sa façon de présenter les personnages, sans concession ni angélisme. Le professeur n'est pas infaillible et exempts de défauts par exemple. Sans pesanteur, il dit une certaine baisse du niveau. Il arrive par ailleurs très bien à montrer une certaine réalité sociale au travers de jeunes adolescents quelques-fois tiraillés entre plusieurs cultures, ou confrontés à certains problèmes économiques et sociaux. ou plus simplement pris dans quelques problématiques psycho-affectives propres à leur âge...
En présentant différents profils de professeurs, et en montrant dles coulisses de l'organisation de l'éducation nationale, il pose bien les mouvements et les questionnements qui agitent le mammouth !...

Certains points m'ont quand même moins plu.
Si les jeunes qui composent la classe sont tout à fait admirables de naturel dans leurs rôles, c'est différent pour les adultes qui sont souvent nettement moins bons. En particulier, la scène lors de laquelle un des enseignants s'énerve dans le salle des profs qui sonne vraiment faux !
Le coté "docu fiction", avec notamment des plans de caméra approximatifs, pour faire plus "réel" alors même qu'on est dans une vraie recomposition de la réalité avec des jeunes qui jouent chacun un rôle etc...

J'avoue qu'en sortant de la salle du cinéma, je me suis demandé si la sélection officielle de cette année avait été si décevante que ça pour que ce soit ce film qui obtienne la palme ! Ou s'il s'agissait juste de faire « une palme engagée».  Je me suis vraiment demandé ce qu'apporte ce film par rapport aux différents reportages qui ont déjà été réalisé sur le sujet . Quelle est sa plus value si ce n'est d'apporter un coup de projecteur médiatique (et par conséquent éphémère ?) sur l'état de l'école publique ?

Au final on a une sorte de docu fiction amélioré. Plutôt bien fait et qui pose les bonnes problématiques. Mais qui ne mérite peut-être pas tout le battage qu'on en fait !

Par le hérisson
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Dimanche 17 août 2008
Batman ! Dans la première série de film, seul les deux premiers, réalisés par Tim Burton valaient le détour. J’avais préféré le deuxième en raison de la présence de Michèle Pfeiffer qui campait une catwoman perturbée assez à mon goût. Les deux autres étaient affligeant !

Batman begins, qui reprend l'histoire depuis le début avec une vision plus sombre et sérieuse, et que j'ai vu l'année dernière en DVD, m’avait plutôt bien plus. Au vu des critiques qui accompagnaient la sortie de The Dark Knight, j'ai tout naturellemnt pris le chemin du cinéma...

Bien m'en a pris, c'est plutôt un bon cru ! Difficile de ne pas être saisi par la première séquence du film qui est d’une froide violence et qui présente toute suite celui qui à mon sens est le personnage principal du film: le Joker. Un joker à l'esprit chaotique et dément uniquement motivé par l'envie et le plaisir de détruire. Un joker incarné avec un réel talent par Heath Ledger. Face à  lui, Christian Bale campe un Batman presque effacé qui n'arrive à tenir son rôle qu'à l'aide des nombreux gadgets et véhicules de son personnage, dans des scènes d'actions ou de poursuites plutôt efficaces.

Le film, en plus de jouer la carte du blockbuster avec des scènes qui en jettent, arrive à proposer un peu de fond. On pourra certes penser que la réflexion menée est un peu rebattue (Il s'agit bien entendu du bon vieux dialogue du bien contre le mal, des motivations du mal, des moyens employés pour le combattre et qui risquent de faire tomber le justicier bien intentionné dans le mal qu'il combat), mais elle a le mérite d’exister ce qui est loin d’être le cas de tout les films de ce style.
Le propos est il me semble renforcé par le fait le Gotham proposée est comparable à une grande ville des États-Unis. Cela donne presque une dimension réaliste au film (toutes proportions gardées) ou en tout cas, résonne avec une certaine actualité !

L'intrigue est plutôt bien construite, riche en rebondissements même s'il y a également quelques moments de flottements. J'ai eu comme l'impression de voir deux épisodes d'une série télévisée mais le tout se tient quand même bien.

Bref, plutôt un bon opus... y'en aura t'il un troisième ?
 
Par le hérisson
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