Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Catégories

Emilie...



Emilie et Arthur, son hérisson
Pour en savoir un peu plus sur Emilie, c'est ICI

Promeneurs

Pics et fourrure

Vendredi 1 mai 2009
C’est s’amuser des derniers pétales de cerisier en fleur qui, portées par un vent vif et taquin, s’envolent et se mêlent aux aigrettes de pissenlit.
C’est découvrir des pivoines arbustives rouges, roses ou blanches qui éclatent leurs gros boutons de fleurs aux pétales fragiles et brillants comme le satin.
C’est se perdre sous la pluie odorante d’une grande glycine aux fleurs blanches bordées de mauve, entendre le doux bourdonnement des abeilles et des bourdons dans le branchage et les voir engouffrer leurs têtes dans les pétales et s’enivrer de pollen. C’est découvrir de grosses et bruyantes abeilles charpentières, toutes de noir vêtues participer à cette grande orgie florale.
C’est embrasser de l’œil le grand lilas qui pointe ses thyrses mauves vers le ciel en oscillant ses branches au rythme du vent et saluer l’écureuil qui passe à coté sur la pelouse, en quelques bonds joyeux , pour rejoindre les camélias qui se reposent d’avoir trop fleuris.
C’est se réfugier pour un moment sous l’ombre agréable d’une clématite rose qui s’enroule sur une tonnelle, à coté de rosiers grimpants rouges de feuilles nouvelles.
C’est voir les premières roses s’ouvrir en toute simplicité sur de grands rosiers piquants: impression rose fushia sur vert gourmand.
C’est rejoindre le jardin des vivaces et constater la poussée des grosses feuilles des hostas de toutes sortes et découvrir encore des fleurs qu’on ne connaît pas.
C’est essayer désespérément d’immortaliser le lilas sauvage rose qui accompagne l’oranger du mexique dans sa floraison. 
C’est prendre une petite allée ombragée pour rejoindre la pièce d’eau aux roseaux, en respirant l’odeur piquante de l’ail à trois angles.
C’est traverser les bruyères pour découvrir les iris en fleurs et essayer autant que possible d’en retenir les noms en s’extasiant devant la diversité des formes et des couleurs
C’est reconnaître les premiers bleuets parmi les massifs qui entourent les lieux.
C’est s’emballer pour les couleurs vives que les rhododendrons dessinent au bord de la grande allée qui entoure la longue pièce d’eau du parc.

C’est songer à la diversité de ces plantes, rassemblées avec soin et goût dans un lieu presque magique, un lieu vivant où nature et culture se rencontrent avec harmonie.
 
C’est la beauté même…

--

Se balader dans le grand parc floral, c’est aussi croiser des amoureux se bécoter sur les bancs ou à l’abri d’un arbre, ou ces mariés qui profitent du parc pour prendre quelques photos souvenirs.
C’est regarder d’un œil décalé les groupes d’amis qui prennent l’air en partageant un peu de musique ou les états d’âme du moment.
C’est croiser des parents attentifs à leurs enfants qui jouent dans le grand agencement de métal et de corde qui surplombe le bac à sable circulaire.

C’est penser alors qu’il n’y a pas d’amour à partager, peu d’amis avec lesquels discuter, qu’il n’y pas d’enfant pour égayer ou soucier les jours et qu’il est fort probable que l’on ait jamais de jardin non plus…(et bénir l’existence des parcs !)

--

Se balader dans les allées du grand parc floral, c’est un moment d’apaisement et de beauté dans un cœur et une âme qui s’essoufflent parfois de vivre un vie trop solitaire...
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 avril 2009
Dimitri et Conception s’embrassent devant le portail d’entrée du collège. On ne peut pas les manquer en sortant. Ils sont en cinquième, dans la même classe que moi, bien qu’un peu plus âgé. Ils ont pris un peu de retard dans leur scolarité mais pas dans leur vie affective et ils disent à tous, sinon qu’ils s’aiment, au moins qu’ils ont franchi cette étape : Ils savent ce que c’est que s’embrasser.
Moi j’ai tout juste douze ans et je les regarde en passant mais sans vraiment y attacher d’importance : mon tour viendra, nécessairement… Pour l’heure c’est indifférent. A douze ans on a le temps de découvrir ce genre de choses…

Au fil des mois, des années, j’ai vu les autres expérimenter ce type de contact, de relation à l’autre. Les corps qui s’effleurent, les mains qui se posent maladroitement, les lèvres qui se caressent, les langues qui se mêlent… J’ai vu la fierté, la satisfaction, l’autosatisfaction, la confiance que les autres en retiraient…
Je revois Astrid, si discrète et dont tous les garçons, moi y compris étaient un peu amoureux lors du voyage en Espagne, et qui finalement choisira Nasser. Je revois Cécile qui embrasse un garçon dont j’ai totalement oublié le nom sous le grand magnolia de la cour du lycée. Je revois aussi Caroline, dans les bras de Kum sous un abri du même lycée… J’en revois d’autres encore, se lancer dans la découverte de ce monde étrange et frissonnant … 

Au fil des années, j’ai commencé à me demander si mon tour arriverait, si je connaîtrais enfin ce type de contacts. L’attente à été longue, si longue… Je n’ai finalement pas connu d’amours adolescentes. Je n’ai jamais connus la découverte mutuelle, timide et maladroite des corps. Les premiers émois sont restés fantasmés. Ils se sont perdus dans l'histoire.

Aujourd’hui encore je me rappelle précisément ce moment où Dimitri et Conception s’embrassaient devant le portail d’entrée du collège. Je me souviens de leur emplacement exact, de leur position, la façon un peu maladroite, un peu crispée, qu’ils avaient de se tenir. Je me souviens de leurs vêtements aussi, lui avec ce sweater gris que je possédais à l’identique, elle avec cette surchemise fuchsia retombant sur un fuseau noir et enserrée à la taille par une ceinture large. Ils résument à eux seuls tous ceux qui les ont suivis. Ils sont la première image concrète, d’une réalité à laquelle je n’aurais finalement pas eu accès...

Dimitri et Conception s'embrassent devant le portail d'entrée du collège: Le début de la frustration.
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 6 avril 2009
" Chaque fleur est un sexe ! Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose ?"
René Barjavel – la faim du tigre.

J’ai lu cette citation hier. Ce n’est pas la première fois que j’y pense, à cette idée que les fleurs sont des sexes. Que s’il fallait mimer une fleur, il serait peut-être plus avisé de se retrouver le tête en bas, les jambes faisant office de corolle, pour exposer sans complexe ses parties génitales, plutôt que d’utiliser ses bras et ses mains… même si cette dernière solution serait sans aucun doute plus décente et présentable que la première.

Il faut l’admettre, le printemps, c’est surtout le début d’une vaste opération d’exhibitionnisme végétal, le début d’une grande orgie florale où les plantes déploient toutes leur inventivité et beaucoup de leur énergie pour arriver à échanger leurs gamètes avec leurs voisines.  Certaines déploient leur pollen au grès du vent quand d’autres espèrent attirer abeilles ou bourdons pour transmettre leur précieuse semence. Certaines se parent des plus beaux atours en jouant sur les formes et la couleur, d’autres misent sur le parfum. Mais il s’agit bien là de sexualité….

De ce point de vu, mon engouement pour les fleurs à quelques chose d’assez ironique. Les fleurs me disent l’importance du sexe quand je ne le pratique plus depuis des mois. Faut-il alors voir dans ma re-découverte du monde floral (qui touche à l’obsession si l’on considère le temps que je prends à observer les fleurs, les photographier, à me balader dans les parcs tous les week-ends) une façon de sublimer ma propre frustration ?...


Coeur de magnolia rose - 13/03/2009 - Nantes - Parc floral de La Beaujoire
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 23 janvier 2009
Avancer, ou au moins essayer de le faire. Considérer chaque pas comme une petite victoire sur soi même. Ne pas se laisser abattre. Laisser de coté ces choses pour lesquelles on ne peux plus rien. Ne plus s'y attacher comme autant de boulets qui vous enferrent et vous immobilisent. S'attacher à l'essentiel. Ne pas lâcher le morceaux.  Mais constater les fautes, les échecs, les maladresses. Perdre à nouveau confiance. S'en vouloir. S'arrêter. Se maudir. Pleurer toutes les larmes de son corps devant sa propre faiblesse. Se sentir fatigué, épuisé mais tenir. Se pardonner ses erreurs et s'en foutre un peu, si les autres ne comprennent pas, ou ne vous pardonnent pas les écarts ou les retards de parcours ...
Et donner encore un coup de collier pour avancer, ou au moins essayer de le faire...

Et si finalement j'arrivais enfin à m'en libérer, de ce collier et de son poids ? A enfin me sentir pleinement libre de mes actes et maître de ma vie. Saurais-je seulement vers où aller ?
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 30 décembre 2008
Il est triste, et j'ai du mal à l'écrire, et à publier..., alors je passe mon tour pour l'instant...
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 4 décembre 2008
Nous nous étions revu en septembre. Nous nous étions promis de nous revoir en octobre. Mais le dernier lundi de ce mois là, je m'étais finalement retrouvé seul et un peu déçu.
Nous devions nous voir fin novembre, mais finalement la date prévue n'a pas pu être conservée.
Cela aurait pu être aujourd'hui mais cela n'a pas été possible non plus.

Quand le discours n'est pas suivi par les actes, quand les rendez vous que l'on fixe ne sont pas tenus, quand les reports commencent à s'accumuler, peut-être faut il se rendre à l'évidence et se résoudre à ce que la rencontre, ou plutôt ici, les retrouvailles, n'aient pas lieues...
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 30 novembre 2008
Peut-être que Giorgino a raison finalement, pleurer permet de se laver un peu des émotions qui pèsent trop sur le cœur…  Je ne sais pas. Peut être cela fonctionne t’il un peu comme des nuages (à la Andesmas !). Les nuages qui embrument le cœur disparaissent avec des pluies de larmes. Et l’éclaircie revient. Et un peu d’énergie avec elle.
J’ai senti ça ces dernières semaines. Une énergie retrouvée. La force à nouveau de faire bouger les lignes.
Mais je sais pourtant que très vite pourrait venir un nouveau couvert nuageux. Quelque fois il suffit d’un presque rien... Comment se ressourcer autrement que par des phases de replis ?
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 29 novembre 2008
Tout d’un coup il ya l’enthousiasme de noël. Cet engouement tout enfantin qui m’anime devant les décos de noël, le coté scintillant et passablement féérique qu’il me plait de voir en tout cela ! Le bonheur de faire son sapin, de transformer un peu son intérieur pour en faire un espace un peu plus coloré et lumineux même si ça frise parfois le kitch ! Noël, pour moi, c’est un peu de merveilleux dans l’air et c’est toujours l’occasion de respirer un peu de son enfance.

C’est en arpentant les rues de Nantes, toutes scintillantes de décorations blanches et ambre, que j’ai sentie une lente transformation dans l’état d’esprit...
J’ai admiré quelques vitrines, acheté deux suspensions supplémentaires pour mon sapin puis parcouru les rues et le marché de noël qui s’est installé Place du Commerce et Place Royale. Et c’est venu, incidemment, perfidement. Le constat désagréablement récurrent que le noël qui s’annonce sera encore un noël solitaire. J’ai vu les groupes d’amis, les couples avec ou sans poussettes, les couples accompagnés d’enfants déjà énervés par les fêtes qui s’annoncent. J’ai même vu, peut-être le plus douloureux d’entre tous, ce couple de beaux garçons qui sans trembler, avançait hanche contre hanche sur le cours des cinquante otages…
Et je me suis soudain senti étranger à tout cela. A cette foule qui parcourait les rues en quêtes de nouvelles décorations ou de cadeaux pour les proches… Je suis rentré sans demander mon reste, sans même pouvoir accéder à la cathédrale, dont les arches hautes et blanches, dont les vitraux doucement colorés arrivent étrangement à m’apaiser quelques fois : Les portes étaient clauses…

Chez moi, ce samedi soir, veille de l’avent, j’ai déposé un petit ours sur une des plus hautes branches de mon sapin, et un chapeau de fou, en verre, sur l’une des plus basse. J’ai allumé les guirlandes électrique et suis retourné dans mon quotidien simple et morne : j’ai plié du linge devant la télé !
Ni le plaid dont je me suis entouré ensuite, ni les «softy » que j’ai grignoté n’ont réussit à me réchauffer ...
Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 8 novembre 2008
Ce sont les tous derniers jours du mois d'août de l'année 2002. T et Moi nous rendons vers la forêt de Brocéliande, portée par des envies d'arbres, de pierres et de landes, attirés par l'atmosphère un peu féerique et légendaire qu'il nous plaît d'attacher à ce lieu. Cette escapade en Bretagne reste un bon souvenir même si je dois admettre que j'ai du être un bien piètre compagnon de voyage.

Pendant l'aller, une toute petite escale à Nantes à suffit à semer les graines du futur déménagement qui interviendra 3 ans plus tard. Nous arrivons dans la ville via l'accès Sud, qui deviendra le tracé du Busway.  Un voie ouverte et déjà arborée nous amène jusqu'au centre après avoir traversé les deux bras de la Loire.
Nous nous garons place Saint pierre et Saint Paul.

C'est la cathédrale que nous visitons d'abord. J'ai tout de suite été conquis. La hauteur du bâtiment, sa blancheur, sa clarté, sa majesté. Les vitraux modernes ou couleurs pastels. Le tombeau et les gisants du duc François II de Bretagne et de son épouse Marguerite de Foix  ou le cénotaphe du général de Lamoricière. Tout m'a plu dans cette cathédrale !

Et puis après une rue pavée et un passage dans un magasin étrange où des épées et des armures de chevalier côtoient des figurines d'elfes et autres korrigans, nous sommes allé voir le château. La cour était encore accessible mais pas l'intérieur du bâtiment. Nous avons seulement pu constater le contraste entre d'un part les remparts en pierre de granit et de schiste avec leurs grosses tours fortifiées, et d'autre part les bâtiments de style renaissance en tuffeau blanc qu'ils protègent.

C'est à peu près tout ce que nous avons vu. Rennes et la forêt de paimpont nous appelaient. Mais l'envie était déjà là. Celle de revenir....
 

Par le hérisson
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus