Je ne suis pas seul aujourd'hui. Un guide m'a proposé une balade sur les bord du Gesvre, cette rivière qui rejoint l'Erde au niveau de La chapelle sur Erdre
Je m’étais déjà baladé le long de l’Erdre, de la Sèvres, du Cens et de la Chezine, et un peu aux bords de Loire, mais jamais sur ceux du Gesvres. Ils m'ont paru un peu plus sauvages que les autres:
Une partie du chemin était à peine praticable en raison des pluies des jours derniers. Le sol était parfois boueux et glissant même s'il y avait aussi des parties plus entretenues et aménagées,
mais l'impression générale est une zone laissée à la nature.
Les arbres y sont grands, nombreux. Beaucoup de chênes et de hêtres et quelques aulnes aussi. (Mais j'avoue ne pas m'y connaître assez en arbres).
C’était le printemps, sans aucun doute:
Dans les clairs sous bois, le bleu des jacinthes sauvages, le rose de l'herbe à robert et le blanc des stellaires holostées formaient un tableau tricolore tout en pastels qui contrastait joliment
avec le brun des sols et le vert des feuillages nouveaux. Et il y avait aussi de drôles de tiges qui portaient des grosses fleurs blanches, et qui faisaient comme des flambeaux le long du
chemin.
Sur une zone dégagée, petite bande de prairie entre deux couverts boisées, des genets se couvraient de fleurs jaunes. Le bleu de la véronique alternait avec le rose des toutes jeunes fleurs de
trefle des près.
Dans certaines parties boisées plus denses, des tapis d'ail des ours diffusaient une odeur si forte et piquante qu'elle donnait presque les larmes aux yeux. Et il y avait aussi de drôles de tiges
courbes qui portaient une paire de clochettes allongées à la base de chaque feuille.
Près d'un pont, nous avons croisé des lamiers, pourpres et jaunes et aussi une ancolie, probablement échappée d'un jardin...
Dans une partie plus humide, certainement inondable, le premier iris pseudacorus teintait de jaune le vert gourmand d’un élégant massif de feuille tandis que près du chemin, des lathrées
clandestines pointaient pour un temps leurs fleurs violacées du sol avant de disparaître à nouveau jusqu'à l'année prochaine.
Sur le chemin du retour, jacinthes à nouveau, fougères, stellaires et bugles rampantes nous accompagnaient
Et puis sur la fin du chemin, parmi les renoncules, il y a eu cette drôle de plante aux fleurs pourpres, avec des pétales en forme de tube.
Tout le long du chemin, le Gesvres s'écoulait, tranquille, vaste miroir où s'admiraient les arbres et quelques oiseaux.
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En rentrant chez moi, j'ai cherché ce que pouvait bien être les plantes dont je ne connaissais pas le nom.
- Les flambeaux de fleurs blanches étaient des asphodèles
- Les tiges à paire de clochette étaient des sceaux de Salomon
- La plante à fleur tubulaire pourpre était du fumeterre
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