Brel, évidemment...

Publié le par le hérisson


Il fait parti de ces quelques artistes que j'ai découverts par le biais de mes parents. Lui c'est par ma mère qu'il m'a été transmis. Le dimanche matin, quand elle considérait qu'il était grand temps de se lever, elle passait l'aspirateur tout en écoutant bien fort des 33 tours de Brel ou de Brassens. Bien entendu, mon frère et moi considérions bien souvent que la grasse matinée avait été trop courte !

Brel a donc fait très tôt parti de mon univers musical. Dans un premier temps, lorsque j'étais enfant, il n'était que le chanteur que ma mère écoutait le dimanche. J'entendais les chansons. Je connaissais les airs, mais je ne les écoutais pas vraiment.
Ce n'est qu'à l'adolescence, vers 14 /15 ans, que j'ai commencé à m'approprier les 33 T, à les écouter vraiment, à chanter les chansons....
Il y avait un double album, une sorte de compilation, mais qui ne proposait  pas forcément les chansons les plus connues, à part l'incontournable "Ne me quitte pas" et "Les flamandes".  Il contenait  "Il peut pleuvoir",  "Il nous faut regarder", "Au printemps", "Sur la place", "La bourrée du célibataire" (quel titre quand même !!!), "Demain l'on se marie"…. J'aimais beaucoup "les blés" pour son rythme (et malgré le refrain ...)
Il y avait un autre album. Celui sorti en 1968 sur lequel on trouvait "J'arrive", "Vesoul" et surtout le très réjouissant "comment tuer l'amant de sa femme quand on a été comme élevé dans le tradition" …

Peu de temps après mon incursion dans les 33T de ma mère, j'ai fini par acheter un CD qui contenait 20 des titres les plus connus comme "Quand on a que l'amour", "Amsterdam", "Les bourgeois", "Les bonbons" ou "La chanson des vieux amants"...

J'ai beaucoup chanté Brel dans ma chambre ! Essayant de ne pas trébucher (sans succès) sur "La valse à mille temps", m'imprégnant des paroles tantôt touchantes tantôt amusantes des différentes chansons … Imaginant l’horloge qui ronronne au salon des « Vieux » ou me demandant si finalement il était vraiment plus humiliant d’être suivi que suivant !...
Chez Brel, outres les textes, les musiques m’ont toujours beaucoup plu. Elles sont variées. On est toujours transporté ailleurs. On a quelques fois l’impression de se retrouver au moyen âge, ou bien dans un vieux bar d’une ville portuaire…  
Et puis bien sûr il y a cette façon si expressive de chanter, de sa voix grave, cette façon de véritablement incarner des personnages…C’était (et c’est toujours) bluffant !

Au fil du temps j’ai un peu délaissé son univers, découvrant d'autres artistes… (Notamment Charles Aznavour qui lui a succédé dans mon exploration des albums des parents… Aznavour, c’est plutôt mon père qui l’écoutait...)

Ce n'est qu'il y a quelques années que je suis revenu à Brel, que je me suis à nouveau intéressé à lui et à d'autres de ses chansons que je ne connaissais pas, comme le sautillant "Bruxelles", le délicat "Isabelle" ou l'amusant "Les paumés du petit matin"…

Je l’écoute peu maintenant mais toujours il revient…
Il est mort il y a 30 ans, c’était l’occasion d’y repenser.  Et pourquoi pas de l’écouter à nouveau…

Parmi toutes les chansons de Brel, « La tendresse » a toujours été l'une de mes préférées. Peut être parce qu’elle disait hier comme aujourd’hui, ce qui me manque le plus au monde…

Publié dans Bruissements

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