Riverdream

Publié le par le hérisson

Le capitaine Abner marsh est dans une situation financière des plus précaire. Sa compagnie de transport fluvial, qui navigue sur le mississipi et ses afluent est en train de péricliter. Un de ses bateaux à vapeur a pris feu en juillet 1856 et l'hiver 1857 a été fatal à quatre autres. Il ne lui en reste plus qu'un seul et ce n'est pas le plus performant.

Or voici qu'un personnage étrange, appelé Josha York, lui fait une offre des plus alléchantes: Il veut pouvoir naviguer sur le fleuve à loisir et disposer de plusieurs cabines pour un groupe de personnes qui l'accompagne mais il a besoin d'un capitaine competent. En échange il propose de financer la construction du plus grand, du plus beau navire qui ai jamais parcouru le Mississipi...

Abner Marsh accepte. Mais le comportement étrange de son nouvel associé va rapidement commencer à perturber quelques peu le capitaine et l'équipage du navire. Joshua York ne sort de sa cabine que la nuit, et il semblerait que des cas de disparition et des meurtres soient signalés dans les villes où s'est arrêté le navire...

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Je connais l'auteur de ce livre, Georges R. R. Martin, pour avoir lu 5 tomes d’une série de fantasy intitulé "Le trône de fer" que j’ai fini par abandonnr en route tant l’intrigue traine en longueur, tant l’auteur prends son temps à développer une histoire dont on arrive à se demander s’il en connaît lui-même la fin… Le trône de fer, malgré des personnages bien pensé et la qualité d’écriture de l’auteur, a fini par me lasser.

Avec un livre unique je me disais que ce défaut me serait peut être épargné. Malheureursement j'ai retrouvé la même lenteur dans le développement de l’intrique. Le livre a en fait un rythme assez irrégulier. Les premiers chapitres posent le cadre et les personnages non sans talent mais l'histoire ne prend véritablement son essor qu’au 13 ème chapitre. Ensuite ça file bien jusqu'à la fin sauf un chapitre à mon avis supreflu qui ralenti un peu le rythme.

Le tout se lit quand même sans déplaisir. GRR Martin sait sans aucun doute créer et faire vivre ses personnages, installer des ambiances et des décors. On se retrouve vraiment dans l'Amérique du XIXème. On appréhende toutce que pouvait être la réalité du monde du transport de marchandises et de personnes le long du Mississipi.

Il s'agit aussi, on le comprend très vite d'une histoire de vampires. L'auteur revisite le mythe de manière assez originale. Cependant, l'ombre d'Anne Rice pèse un peu sur le roman. On ne peut s'empêcher de penser à "Entretien avec un vampire" qui lui aussi se passe au début en Louisiane, qui lui aussi évoque une certaine réalité de l'amérique de ces années là : l'esclavage, l'empreinte française (c'est à se demander si la Nouvelle Orléans ne serait pas à l’Amérique du nord ce que les Carpates sont à L'Europe), qui lui aussi propose une opposition entre deux vampires qui n'ont pas la même façon de vivre leur condition...

Au final je suis assez partagé. Ce livre est loin d'être mauvais et propose une histoire bien écrite qui se suit jusqu'au bout avec plaisir mais il lui manque un peu de souffle et n'arrive pas à éviter une impression de "déjà lu".

Publié dans Feuillage

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