Le spectre

Publié le par le hérisson

Je pourrais dire mes mornes vacances, simplement animées au début par la présence tourbillonnante de ma mère. Je pourrais dire le soleil qui s’est fait sage et les nuages qui ont accompagnés le ciel de mes jours de repos. Je pourrais dire mes lectures, mes balades, ou même quelques discussions par ordinateur interposés des plus agréables aux plus frustrantes.

Mais je ne sais pas le faire pour l’heure et pour ces jours. Plus tard peut être… ou pas ! Je ne sais que ma solitude et cette angoisse qui m’étreint, toujours plus forte depuis ce début d’année. Le sentiment de dérive. La perte totale du contrôle de sa vie et de ses émotions. Le peur encore et toujours, à des niveaux inédits et inquiétants, qui empêche tout avancée et baigne mes joues de larmes sans qu’aucun réconfort ne vienne les sécher.

Il n’y a pas d’amour, pas de tendresse, aucune chaleur dans cette vie là. Mon corps et mon coeur se dessèchent et mon âme est en lambeaux.  Je ne suis plus qu’une ombre triste et craintive...

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Edit:
C'est après avoir rédigé ce texte que j'ai un peu repris l'écriture, et terminé la plus part des articles que j'avais commencé sans arriver à les finir ! J'ai parlé un peu de mes balades, mes lectures... de choses assez neutres en fait, mais pas vraiment de moi.
Seules les lignes qui précèdent disent l'état d'esprit de ces dernières semaines, c'est pour cela que je laisse ce texte tel quel, alors même qu'il n'est plus tout à fait juste puisque j'ai un peu écrit ...

Publié dans Pics et fourrure

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Giorgino 26/09/2008 13:15

Point de comparaison entre nos "poésies" respectives mon ami, et point de modestie de ta part ;-) Nous partageons tout simplement l'amour des mots, et les miens ne sont pas plus beaux que les tiens.J'ai connu pendant de longues années une totale absence de larmes, et je peux t'affirmer que cette sècheresse me fut plus douloureuse que les torrents versés jusqu'alors ;-) Je considère (peut être ai je tort) que lorsque les larmes coulent enfin, c'est une partie de nos émotions que nous évacuons, ces émotions perturbatrices qui nous alourdissent le coeur et nous obscurcissent l'esprit. C'est, en quelque sorte, un premier pas vers une assimilation, une compréhension de ce qui nous peine (et nous freine).Mille baisers pour toi et mille souhaits pour ton bonheur.

Giorgino 24/09/2008 16:15

Cher hérisson... Ne te décourage pas... Les larmes lavent les douleurs plus qu'elles ne les creusent... C'est un "revenant" qui te dit cela. Tes mots sont toujours aussi beaux et tissés de poésie et de retenue. Tu es une belle personne.

le hérisson 24/09/2008 22:57


Merci gentil Giorgino.

Je crois qu'il est des larmes qui ne soulagent en rien les douleurs qu'elles révèlent... elles les diluent pour un temps peut être...

M'est avis que tu es plus poète que moi ...et de loin...


Phoenix 19/09/2008 21:56

Coucou ! Ti'Hérisson !J'ai pas pu m'en empêcher... Je te dispense d'y répondre si tu ne le désire pas... Regarde mon dernier post sur les Awards !Bises

Henri-Pierre 16/09/2008 19:20

Quand on écrit, cher hérisson, une musique aussi élégante et juste ça veut dire qu'on n'est ni vide ni desséché.Tu verras, le ciel sait être bleu aussi.Cordialement

le hérisson 16/09/2008 22:26


Merci pour ces mots Henri-Pierre

Le ciel sait être bleu, mais suis-je encore capable de le voir autrement que gris ?


Nicolas 14/09/2008 13:53

C'est moi où beaucoup d'articles ont apparus après coup. Je suis venu sur ton blog plusieurs fois depuis le 11 aout et aucune mise à jour et là... hop comme par magie, beaucoup d'articles apparaissent.Je vais donc vite rattraper mon temps perdu.Par ce dimanche froid, je t'envoie également une pensée. L'amour existe. Il se cache, quand on le cherche. Il aime surprendre, je crois.Bises automnale.

le hérisson 14/09/2008 22:48


Oui en effet tous les articles sont apparu en même temps. J'en avais commencé un certain nombre sans réussir à les finir.  J'ai finalement réussi et j'ai tout publié en même temps et aux dates
qui convenaient...

Ce n'est pas la première fois que je fais ça, publier en antidatant. Et je crois que ça va encore se produire ! J'aimerais bien pouvoir écrire au fil de l'eau et des évènements mais je n'y arrive
pas. Je n'écris pas facilement, en particulier en ce moment...

Tu n'as pas perdu grand chose. Comme je le dis dans ce billet, il y a peu d'articles personnels...

Merci pour la pensée et les bises   ;-)